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Hyperliquid (HYPE) est-il halal ?

Interdit

1 condition tombe sur six.

Verdict calculé par les règles publiées de Halal Bourse à partir d'une enquête sur les sources primaires (documentation du projet, registres, décisions), menée le 07/10/2026 et non relue par un humain.

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L'actif

Monnaie native de la blockchain Hyperliquid (couche 1), dont l'application principale est une plateforme de contrats perpétuels Émetteur : Hyper Foundation (société de fondation des îles Caïmans) est désignée comme émettrice dans le livre blanc MiCA de la plateforme OKX Europe ; Hyperliquid Labs développe la chaîne ; sa documentation la dit menée par « Jeff » et « iliensinc » (pseudonyme), le livre blanc nomme Jeffrey Yan cofondateur.

HYPE paie les frais de transaction (gaz), se place en staking auprès de validateurs et sert au vote sur les propositions d'amélioration (HIP) ; le staking donne aussi des remises sur les frais de la plateforme. Offre maximale de 1 milliard : 38,9 % de réserve d'émissions futures non encore frappées, 31 % distribués à la création (29 novembre 2024), 23,8 % aux contributeurs et 6 % à la Fondation. Les frais de négociation servent à racheter automatiquement des HYPE, qui sont détruits. Pas de contrat ERC-20 sur Ethereum : le scan n'est pas applicable.

Pourquoi ce verdict

  1. Objet licite : à vérifier ou cas toléré. HYPE a des fonctions réelles : gaz de la chaîne, staking, vote, remises de frais. Mais l'application dominante du réseau est une plateforme de contrats perpétuels à effet de levier, qui produit environ 96 % des frais sur douze mois (voir la tolérance) et dont les frais rachètent et détruisent des HYPE ; le réseau comporte aussi un moteur de contrats généraux (HyperEVM) et un marché de prêt. L'objet principal dépend de la lecture retenue pour un jeton natif adossé à une telle activité.
  2. Pas de riba : remplie. Détenir HYPE ne verse aucun rendement tiré d'un prêt : les récompenses de staking viennent de la réserve d'émissions futures et les frais de négociation servent à détruire des HYPE ; les HYPE déposés comme garantie d'un emprunt ne rapportent pas d'intérêt. Le protocole propose néanmoins des prêts d'USDC et d'USDT contre intérêt (produit distinct du jeton, voir autres_constats), et les contrats perpétuels comportent un levier.
  3. Pas de jeu de hasard : remplie. L'achat au comptant porte sur un jeton natif de la chaîne, à offre maximale fixée à 1 milliard, transférable ; ce n'est pas un contrat perpétuel, produit distinct qui est un pari à effet de levier sur un écart de prix (voir la tolérance).
  4. Pas de gharar excessif : à vérifier ou cas toléré. Les droits, l'offre maximale et la répartition sont publiés. En revanche, la gouvernance et l'émission reposent sur une structure dont les responsables ne sont pas tous identifiés : la documentation présente l'équipe comme menée par « Jeff et iliensinc » (pseudonyme) ; le livre blanc nomme Jeffrey Yan cofondateur mais n'identifie aucun membre de la direction de la Hyper Foundation, émettrice. Les validateurs gérés par la Fondation détiennent environ 49,3 % des HYPE mis en staking.
  5. Propriété réelle : remplie. HYPE se détient dans un compte de la chaîne contrôlé par un portefeuille personnel (ou une connexion par courriel exportable) ; le jeton est librement transférable. Les plateformes d'achat n'ont pas été étudiées.
  6. Ni fraude ni manipulation : à vérifier ou cas toléré. Aucune tromperie envers les acheteurs de HYPE n'a été relevée, mais deux régulateurs ont publié en 2026 des avis visant la plateforme et la Hyper Foundation pour défaut d'autorisation : la FCA britannique (21 mai, mise à jour le 7 juin) et l'autorité monétaire de Singapour (26 juin, liste d'alerte des investisseurs, qui n'est ni une interdiction ni une sanction selon elle). En mars 2025, un incident de manipulation (JELLY) a conduit les validateurs à clore un marché (voir autres_constats).
  7. Revenus illicites de l'émetteur : non remplie. 95,7 %, au-dessus du seuil de 5 %

Cas de tolérance

T2 · part des revenus illicites : 95,7 %. HYPE est la monnaie native d'un réseau ouvert à des contrats généraux (HyperEVM), ce qui rapproche de T1 ; mais les frais du réseau viennent presque tous de contrats perpétuels à effet de levier. Selon DefiLlama (lecture du 7 octobre 2026), les frais de Hyperliquid Perps sur douze mois sont de 889,3 M$ sur 928,9 M$ de frais pour l'ensemble de Hyperliquid, soit 95,7 % (calcul) ; le marché au comptant et les autres sources forment le reste. Ces frais ne vont pas à l'équipe mais à la communauté (fonds d'assistance qui rachète et détruit des HYPE, coffre HLP, déployeurs). La part de 95,7 % est donc celle du revenu du protocole tirée des perpétuels, rattachée à HYPE par les rachats ; T2 est retenu au lieu de T1 pour cette raison.

Scan de sécurité du contrat

Scan non réalisé : HYPE est natif de la chaîne Hyperliquid, sans contrat ERC-20 sur Ethereum ; la règle A.8 écarte le scan des monnaies natives. Une version enveloppée (WHYPE) existe sur HyperEVM, à contrat immuable, non scannée.

Avis repérés pendant la recherche

Avis rapportés tels que lus, nommés pour ce qu'ils sont ; ils n'entrent pas dans le calcul du verdict.

Ce qui n'a pas pu être vérifié

Sources lues

Autres cryptos analysées

Information générale : ni conseil en investissement, ni fatwa. Verdict calculé par des règles publiées, à partir de comptes lus automatiquement et non relus par un humain. Lire la méthode