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Pump.fun (PUMP) est-il halal ?

Tendancieux

Aucune condition ne tombe, mais 3 points restent à vérifier ou relèvent d'un cas toléré.

Verdict calculé par les règles publiées de Halal Bourse à partir d'une enquête sur les sources primaires (documentation du projet, registres, décisions), menée le 07/10/2026 et non relue par un humain.

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L'actif

Jeton SPL (programme Token-2022) sur Solana, jeton de la plateforme Pump.fun de lancement et d'échange de memecoins ; il n'ouvre aucun droit sur les revenus de la plateforme, qui sert à des rachats suivis de destructions Émetteur : Baton Corporation Ltd, société privée de droit anglais (n° 14743013, constituée le 20 mars 2023), qui développe et exploite la plateforme ; selon les conditions d'utilisation, la plateforme et sa propriété intellectuelle appartiennent à Bracket Company, Ltd. (îles Vierges britanniques), qui perçoit les frais. Trois administrateurs nommés au registre britannique : Alon Cohen, Dylan Kerler, Noah Tweedale. Le projet cite une « Pump Foundation » sans publier son nom légal, sa juridiction ni ses dirigeants (relevé du dépôt Blockworks du 21 septembre 2026)..

Offre maximale de 1 000 milliards de PUMP, créée entièrement à la génération du jeton le 12 juillet 2025, sans autorité de frappe ni de gel (lecture du compte du jeton sur un nœud public de Solana le 7 octobre 2026 : mintAuthority et freezeAuthority nulles). L'offre existante est de 829,4 milliards après destructions. Données CoinMarketCap du 7 octobre 2026 : 34e rang, cours de 0,0065 dollar, 463,9 milliards de PUMP en circulation, soit une capitalisation de circulation d'environ 3,0 milliards de dollars.

Pourquoi ce verdict

  1. Objet licite : à vérifier ou cas toléré. L'émetteur écrit que PUMP ne représente ni titre de capital, ni créance, ni droit sur les revenus, et le dépôt Blockworks du 21 septembre 2026 relève qu'il ne confère aucun droit de gouvernance. Les seules fonctions relevées sont d'être l'actif acheté puis détruit par le programme de rachat de la plateforme, et de servir d'actif de cotation pour des memecoins lancés sur la plateforme (129 millions de dollars échangés en paires PUMP par 111 000 traders du 9 au 13 septembre 2026, chiffres de la plateforme). L'objet de la plateforme est le lancement et l'échange de memecoins ; elle prévoit aussi, selon ses conditions d'utilisation, des contrats perpétuels à effet de levier via Hyperliquid (autres_constats). Que ces deux usages suffisent à établir une fonction au sens de la règle A.8 n'est pas tranché : à trancher.
  2. Pas de riba : remplie. Détenir du PUMP ne verse rien : ni dividende, ni part des frais, ni droit de rachat. Le programme de rachat (50 % des revenus nets de la plateforme employés à acheter du PUMP sur le marché, puis à le détruire) réduit l'offre sans distribution aux détenteurs ; l'émetteur écrit qu'il ne crée aucune obligation sauf pour les achats exécutés automatiquement par contrat. Aucun prêt ni staking n'est attaché au jeton dans les pages lues.
  3. Pas de jeu de hasard : à vérifier ou cas toléré. L'achat au comptant porte sur un jeton transférable de Solana, livré à l'achat, et non sur un contrat sur un écart de prix. Mais le détenteur ne reçoit aucune distribution : le gain ne peut venir que de la revente, la valeur étant soutenue par les rachats. Le point suit donc celui de la fonction du jeton (c1). Un tribunal fédéral de New York a jugé le 31 août 2026 que l'achat de memecoins sur la plateforme ne constitue pas un pari au sens du droit de l'État de New York ; la décision porte sur les memecoins lancés sur la plateforme, non sur PUMP, et elle est rapportée ici par un site de presse spécialisé.
  4. Pas de gharar excessif : remplie. L'émetteur est identifié : trois administrateurs nommés au registre des sociétés britannique, et mis en cause sous leur nom dans l'affaire en cours (c6). L'offre est figée (autorité de frappe nulle, lecture de la chaîne) et la répartition initiale est publiée : 33 % vendus à l'ICO, 24 % communauté et écosystème, 20 % équipe, 13 % investisseurs, 3 % incitations aux diffusions en direct, 2,6 % liquidité et plateformes, 2,4 % fonds de l'écosystème, 2 % fondation ; équipe et investisseurs bloqués 12 mois puis libérés linéairement sur trois ans jusqu'en juillet 2029. Limites : les clés de la plateforme (mise à jour des programmes, paramètres de rachat) sont détenues par l'entreprise, sans publication de leurs signataires ; la fondation citée n'a pas de nom légal publié ; aucun DAO.
  5. Propriété réelle : remplie. Le PUMP est un jeton Solana qui se détient dans un portefeuille personnel ; la plateforme décrit un logiciel qui fait interagir les utilisateurs avec les contrats depuis leurs propres portefeuilles. Aucune autorité de gel n'existe sur le jeton (lecture de la chaîne). Les conditions de retrait des plateformes d'achat n'ont pas été étudiées.
  6. Ni fraude ni manipulation : à vérifier ou cas toléré. Aucune sanction ni amende n'a été trouvée contre l'émetteur ; la liste noire de l'AMF ne renvoie rien. Mais le 31 août 2026, le tribunal fédéral du district sud de New York (juge McMahon) a laissé se poursuivre les accusations de racket organisé (RICO) contre Baton Corporation et ses trois fondateurs (association de malfaiteurs avec 25 promoteurs de memecoins non identifiés, déclarations de lancement « équitable » à l'origine de la fraude électronique alléguée) ainsi que le grief de transmission de fonds sans licence, tout en écartant les griefs de titres financiers et de jeu d'argent et en mettant hors de cause Solana Labs et la fondation Solana. Ce sont des griefs jugés plausibles au stade de la requête, non une tromperie établie ; l'affaire est en cours. S'y ajoutent un avertissement de l'autorité britannique FCA (3 décembre 2024) à l'encontre de la plateforme, suivi de l'interdiction volontaire d'accès aux utilisateurs du Royaume-Uni, et des comptes de Baton en retard au registre britannique. Aucun signal de rug pull n'est établi sur le jeton lui-même (autorités de frappe et de gel nulles) ; la concentration des détenteurs n'a pas été mesurée. À trancher : accusations en cours d'instruction (a_verifier) ou accusation sans suite (remplie).

Scan de sécurité du contrat

Le scan GoPlus ne couvre pas Solana : scan non réalisé. Lecture directe du compte du jeton sur un nœud public de Solana le 7 octobre 2026 : autorité de frappe nulle, autorité de gel nulle, autorité de mise à jour des métadonnées nulle ; l'extension de crochet de transfert (transfer hook) ne désigne aucun programme. Aucune taxe de transfert relevée. Lecture selon la règle A.8 : aucun signal de honeypot, de frappe ni de gel sur le jeton. Concentration des dix premiers portefeuilles et audit du jeton : non mesurés. Le contrôle existe au niveau de la plateforme : les programmes de la courbe de liquidité et de PumpSwap partagent une autorité de mise à jour dont les signataires ne sont pas publiés, et l'autorité de configuration peut modifier le taux de rachat sans délai ni vote (relevé du dépôt Blockworks).

Avis repérés pendant la recherche

Avis rapportés tels que lus, nommés pour ce qu'ils sont ; ils n'entrent pas dans le calcul du verdict.

Ce qui n'a pas pu être vérifié

Sources lues

Autres cryptos analysées

Information générale : ni conseil en investissement, ni fatwa. Verdict calculé par des règles publiées, à partir de comptes lus automatiquement et non relus par un humain. Lire la méthode