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World Liberty Financial (WLFI) est-il halal ?

Tendancieux

Aucune condition ne tombe, mais 2 points restent à vérifier ou relèvent d'un cas toléré.

Verdict calculé par les règles publiées de Halal Bourse à partir d'une enquête sur les sources primaires (documentation du projet, registres, décisions), menée le 07/10/2026 et non relue par un humain.

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L'actif

Jeton ERC-20 de gouvernance du protocole World Liberty Financial (stablecoin USD1, interface de prêts WLFI Markets), contrat mis à jour derrière un proxy (version V4) ; des versions existent sur BNB Smart Chain et Solana Émetteur : World Liberty Financial LLC (Floride), qui possède, développe et exploite le protocole et sa propriété intellectuelle ; World Liberty Financial, Inc. (société sans capital du Delaware, émetteur désigné par le livre blanc MiCA) et WLF Holdco LLC (Delaware). Dirigeants nommés (dépôt Blockworks du 18 août 2026) : Zachary Witkoff (directeur général), Zachary Folkman (directeur des opérations), Chase Herro, Corey Caplan (directeur technique) ; cofondateurs Donald Trump Jr., Eric Trump, Barron Trump et Alex Witkoff ; Donald J. Trump et Steven Witkoff figurent comme cofondateurs émérites. Aucune fondation, aucun DAO..

Offre initiale fixée à 100 milliards de WLFI. La documentation officielle donne une offre totale actuelle d'environ 96,74 milliards, le dépôt Blockworks 99,95 milliards au 18 août 2026 (écart non expliqué, des destructions ayant lieu). Données CoinMarketCap du 7 octobre 2026 : 50e rang, cours de 0,0544 dollar, 31,78 milliards de WLFI en circulation (capitalisation de circulation d'environ 1,7 milliard de dollars). La majeure partie de l'offre reste bloquée (voir autres_constats).

Pourquoi ce verdict

  1. Objet licite : à vérifier ou cas toléré. La seule utilité déclarée du WLFI est la gouvernance du protocole : proposer et voter sur Snapshot. Cette gouvernance a produit des effets : le vote de juillet 2025 a rendu une partie des jetons négociable, celui de mars 2026 a instauré le staking et celui de fin avril à début mai 2026 le calendrier de déblocage, celui de septembre 2025 a décidé le rachat-destruction des frais de liquidité ; 8 propositions et 59 829 votes au total sur Snapshot. Mais l'entreprise filtre toutes les propositions avant le vote, un multisig de l'entreprise exécute manuellement les mises à jour, l'adoption n'oblige pas à l'exécution, et le jeton ne donne aucun droit de propriété, de gestion ni de revenu. Le protocole gouverné a pour produits le stablecoin USD1 (réserves, voir fiche USD1) et une interface de marchés de prêts adossés à des garanties, WLFI Markets, fournie par le protocole Dolomite (prêt à intérêt) ; la part des revenus de l'entreprise tirée de ces produits n'est pas publiée. À trancher : gouvernance effective au sens de la règle A.8, et objet du jeton, qui représente la gouvernance d'un protocole comportant du prêt à intérêt.
  2. Pas de riba : remplie. Détenir du WLFI ne verse rien : le jeton ne donne droit à aucun dividende, récompense ni distribution. Le rachat-destruction financé par les frais de liquidité du protocole réduit l'offre sans rien distribuer aux détenteurs. Le programme de staking, qui verse des récompenses en USD1, est un produit construit sur le jeton (autres_constats).
  3. Pas de jeu de hasard : remplie. L'achat au comptant sur le marché porte sur un jeton ERC-20 transférable (les jetons de la vente publique, des fondateurs et de l'équipe restent en majorité bloqués, autres_constats) ; ce n'est pas un contrat sur un écart de prix. Le jeton a une fonction de gouvernance (c1) ; le gain ne vient que de la revente, aucun revenu n'étant attaché.
  4. Pas de gharar excessif : remplie. L'émetteur et les dirigeants sont identifiés ; l'offre, la répartition (vente de jetons 33,893 %, croissance communautaire 32,6 %, cofondateurs 30 %, équipe et conseillers 3,507 %), les calendriers de déblocage et le partage des revenus nets (75 % à DT Marks DEFI LLC, société liée à Donald J. Trump, au titre d'un contrat de services) sont publiés. Limites : le contrat est mis à jour derrière un proxy par un multisig 3 sur 5 dont les cinq signataires ne sont pas nommés (lecture de la chaîne), l'entreprise garde la discrétion du moment des déblocages et de l'emploi de 32,6 % de l'offre sans calendrier public, et le contrat actuel donne au propriétaire le pouvoir de réaffecter des soldes (c5, scan_securite). Aucune partie anonyme n'a été relevée, mais les signataires du multisig ne sont pas publics : lacune.
  5. Propriété réelle : à vérifier ou cas toléré. Le WLFI se détient dans un portefeuille personnel, mais la détention dépend de l'émetteur : le contrat actuel (V4) réserve au propriétaire (multisig de l'entreprise) et à des « gardiens » la mise en liste noire d'adresses, au propriétaire la pause des transferts et la réaffectation de soldes d'une adresse à une autre (destruction chez l'une, création chez l'autre), et les conditions d'utilisation soumettent la détention à un contrôle d'éligibilité. Ces pouvoirs ont servi : 272 adresses mises en liste noire en septembre 2025 (dont 215 liées à un hameçonnage, selon l'émetteur) et le gel du portefeuille de l'investisseur Justin Sun, contesté en justice (autres_constats). Détention dépendante d'un intermédiaire.
  6. Ni fraude ni manipulation : remplie. Aucune sanction, amende ni décision de justice contre l'émetteur ou le jeton n'a été trouvée ; la liste noire de l'AMF ne renvoie rien ; l'équipe est identifiée ; dix premiers portefeuilles hors plateformes et contrats : 27,5 % (scan GoPlus), sous 50 %. Les pouvoirs de gel, de pause, de réaffectation et de mise à jour du contrat sont ceux d'un émetteur identifié, non des signaux de rug pull (A.8). Procédures en cours, sans décision : Justin Sun poursuit l'émetteur devant un tribunal fédéral de Californie (21 avril 2026) pour fraude et gel illicite de ses jetons ; l'émetteur le poursuit en diffamation devant un tribunal de Floride (4 mai 2026) ; un élu de la Chambre des représentants des États-Unis a ouvert une enquête (5 février 2026) sur l'achat de 49 % de l'entreprise par une société liée à un dirigeant des Émirats arabes unis. Ce sont des accusations et plaintes privées ou parlementaires, sans sanction ni tromperie établie : information. À trancher si ces procédures doivent peser (a_verifier).

Scan de sécurité du contrat

Scan de sécurité GoPlus du contrat WLFI sur Ethereum : 85 116 détenteurs ; dix premiers portefeuilles hors plateformes et contrats : 27,5 % ; code publié ; pas de honeypot, de frappe externe ni de taxe relevés. Signal relevé : contrat modifiable par procuration (is_proxy). Lecture selon A.8 : l'émetteur est identifié, donc ce pouvoir n'est pas un signal de rug pull. Lecture du code et de la chaîne le 7 octobre 2026 : le jeton est derrière un proxy transparent (norme EIP-1967) dont l'implémentation est « WorldLibertyFinancialV4 » ; le propriétaire du jeton et du contrat d'administration du proxy est un même portefeuille multisig (Safe) à seuil 3 sur 5, aux signataires non nommés. Le code donne au propriétaire : pause des transferts, mise en liste noire, réaffectation de soldes entre adresses (destruction puis création de jetons chez le destinataire) et récupération de jetons coincés dans le contrat ; à des « gardiens » désignés par le propriétaire : pause et liste noire. Ces pouvoirs sont documentés comme des fonctions d'activation et de liste noire administrées par l'entreprise. Un audit du contrat de vente a été réalisé avant le lancement par quatre sociétés (Blocksec, Zokyo, Fuzzland, Peckshield) ; l'audit de la version V4 n'a pas été trouvé.

Avis repérés pendant la recherche

Avis rapportés tels que lus, nommés pour ce qu'ils sont ; ils n'entrent pas dans le calcul du verdict.

Ce qui n'a pas pu être vérifié

Sources lues

Autres cryptos analysées

Information générale : ni conseil en investissement, ni fatwa. Verdict calculé par des règles publiées, à partir de comptes lus automatiquement et non relus par un humain. Lire la méthode